Les États-Unis s’apprêtent à vivre un moment historique et significatif en matière de politique de santé publique. Le 5 décembre 2025, le Comité consultatif sur les pratiques d’immunisation (ACIP) a voté par 8 voix contre 3 en faveur de la révision de la recommandation universelle de longue date préconisant la vaccination contre l’hépatite B dès la naissance.
Conformément aux nouvelles recommandations, la dose de vaccin contre l’hépatite B administrée à la naissance ne sera désormais requise que pour les nouveau-nés dont la mère est porteuse du virus de l’hépatite B ou dont le statut vaccinal est inconnu . Pour tous les autres nourrissons, la vaccination pourra être reportée et administrée ultérieurement, selon un plan individualisé établi en concertation avec un pédiatre.

Cela représente un passage d’un modèle universel à une approche plus personnalisée et axée sur les risques, selon les experts. Les partisans de ce changement soutiennent que les soins individualisés permettent aux médecins de mieux prendre en compte les antécédents familiaux, les résultats du dépistage maternel et le contexte clinique global.
Cette décision a suscité de vives réactions à travers le pays. Certains commentateurs politiques ont salué cette mesure comme une victoire pour une politique de bon sens et pour la liberté de choix des parents, tandis que les professionnels de la santé publique ont souligné que les nouveau-nés restent pleinement protégés tant que les tests maternels sont précis et effectués en temps opportun. Les pédiatres ont également insisté sur le fait que le vaccin demeure une protection éprouvée et essentielle contre un virus potentiellement mortel.
Les représentants de l’ACIP ont noté que la nouvelle recommandation reflète des données épidémiologiques actualisées, une couverture plus large du dépistage maternel et une volonté d’optimiser le calendrier vaccinal sans compromettre la sécurité des nourrissons.
De nombreux analystes estiment que ce changement pourrait marquer le début d’un examen plus large des calendriers de vaccination en bas âge, tandis que les chercheurs continuent d’étudier les maladies chroniques infantiles et d’évaluer les effets à long terme sur la santé.
Alors que les débats se poursuivent, une chose est claire : cette décision marque une étape délibérée et mûrement réfléchie dans l’évolution de la politique de santé pédiatrique américaine.