Lalit Patidar, un jeune homme de 19 ans originaire du centre de l’Inde, est né avec une hypertrichose , une maladie extrêmement rare qui provoque une pilosité dense sur tout le corps et le visage. Dès sa plus tendre enfance, il a subi un harcèlement incessant – on le surnommait « le garçon-singe » et « le loup-garou » – ce qui l’a isolé et l’a empêché de nouer des amitiés.
Ses parents furent stupéfaits le jour de sa naissance. Recouvert d’une épaisse pilosité de la tête aux pieds, le petit Lalit sidéra même l’infirmière présente lors de l’accouchement, qui appela aussitôt un médecin. Heureusement, celui-ci les rassura : l’enfant était en bonne santé, même si son apparence inhabituelle laissait tout le monde perplexe. Au fil des années, sa famille essaya d’innombrables remèdes, mais rien n’arrêta la pousse des poils. Convaincus qu’il s’agissait d’une malformation congénitale, ils vécurent longtemps avec des questions sans réponse.
L’hypertrichose, souvent appelée syndrome du loup-garou en raison de sa ressemblance avec les créatures du folklore, est l’une des maladies les plus rares au monde, touchant seulement une cinquantaine de personnes. Elle n’est pas liée aux hormones et est généralement due à de rares mutations génétiques.

Pour Lalit, cette condition est plus qu’un simple problème esthétique : elle perturbe son quotidien. Les poils autour de ses yeux brouillent sa vision, les filaments dans sa bouche rendent l’alimentation difficile et, parfois, cela affecte même sa respiration. Outre ces difficultés physiques, il a subi la cruauté de la société. Enfant, ses camarades se moquaient de lui, l’insultaient et lui jetaient même des pierres. Pourtant, grâce à l’intervention d’un professeur qui a sensibilisé les autres au respect, Lalit a fini par être accepté par ses pairs.
Les médecins expliquent que la puberté ou une intervention chirurgicale pourraient entraîner des changements à l’avenir, mais pour l’instant, Lalit accepte pleinement son identité. Malgré les difficultés, il vit comme n’importe quel autre adolescent, poursuivant ses rêves et profitant de ses amitiés.
Autrefois marginalisé, Lalit est aujourd’hui une source d’inspiration . Avec plus de 250 000 abonnés sur Instagram, il partage sa vie sans tabou en tant que vlogueur. Son plus grand rêve ? Devenir un jour policier et prouver qu’aucune étiquette – « singe », « loup-garou » ou autre – ne saurait définir sa valeur.
