Fabien Lecœuvre révèle le cauchemar qui a failli briser son enfance : « On m’a dit d’aller me perdre dans un bois »

Derrière l’image joviale et l’érudition qu’on lui connaît se cache une histoire d’enfance que Fabien Lecœuvre, l’un des visages les plus familiers de la télévision française, n’a jamais vraiment racontée jusqu’à présent. Chroniqueur expert de la chanson française, biographe et ancien attaché de presse d’innombrables stars comme Claude François ou Michel Polnareff, le sexagénaire partage régulièrement sa passion à l’écran, notamment sur W9 dans l’émission Tout beau tout neuf aux côtés de Cyril Hanouna. Mais dans un extrait récemment diffusé de son passage sur Ça commence aujourd’hui sur France 2, il a laissé entrevoir une zone d’ombre qui a longtemps hanté sa mémoire.

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Lecœuvre n’a pas toujours été ce personnage charismatique et souriant que l’on voit à la télévision. Dans une confession rare et poignante, il a évoqué un moment de son enfance qui, selon lui, l’a profondément marqué pour le reste de sa vie. « On ne dit rien quand on est enfant », a-t-il commencé, laissant transparaître l’émotion dans sa voix. Il a expliqué comment, alors qu’il avait à peine 7 ou 8 ans, il avait du mal à retenir ses tables de multiplication. Chaque erreur scolaire entraînait des punitions sévères, sa mère le forçant à rester au coin de la pièce, un dictionnaire posé sur sa tête pendant de longues minutes.

Mais ce n’est pas cette scène qui a le plus marqué Fabien Lecœuvre. Un jour, après une nouvelle difficulté avec ses multiplications, ses parents ont prononcé des mots qui l’ont terrifié. « Habille-toi. On ne te veut plus comme enfant, donc on va aller te mettre dans un bois », se souvient-il, la voix tremblante en évoquant ce souvenir enfoui. À ces mots, on lui a demandé d’aller dire au revoir à ses sœurs avant de monter dans la voiture familiale. Le petit garçon, pris de panique, pleurait abondamment, convaincu qu’il allait être laissé seul, dans l’obscurité d’un bois à la tombée de la nuit, abandonné par ceux qui étaient censés le protéger.

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La voiture a démarré, a fait le tour du pâté de maisons, et chaque seconde pour le jeune garçon était une éternité. Fabien se souvient encore de l’angoisse écrasante qui l’a envahi, certain que sa vie venait de basculer à tout jamais. « J’étais persuadé que ça y est, ma vie était finie. J’allais finir dans un bois à 21 h le soir, seul, abandonné par ma famille et mes parents », a-t-il raconté avec une honnêteté brutale.

Ce que le public ne savait pas, c’est que la manœuvre n’était pas un abandon réel mais une punition imaginée par ses parents pour l’effrayer et le forcer à apprendre. Finalement, au terme de ce « cauchemar », la voiture a fait demi-tour. Son père lui a demandé s’il allait enfin apprendre ses tables de multiplication, à quoi il a répondu oui, sanglotant encore. Aujourd’hui, Fabien Lecœuvre reconnaît que cette expérience fut profondément traumatisante, mais il relativise avec le recul et son propre rôle de parent. « Et puis des années plus tard, quand on devient parent, on se demande comment on peut imaginer faire ça à un enfant, quel que soit son comportement », a-t-il confié, soulignant que malgré une enfance compliquée, il a gardé un caractère joyeux et positif qui l’a aidé à surmonter cet épisode.

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Cette confidence rare d’un homme qui a construit une carrière brillante dans les médias révèle une autre facette de l’homme public : celle d’un enfant fragile confronté à des méthodes éducatives aujourd’hui inimaginables. Fabien Lecœuvre, avec franchise et émotion, transforme ce souvenir douloureux en message sur la résilience et la manière dont nous portons nos traumatismes d’enfance à l’âge adulte, faisant réfléchir ceux qui suivent son parcours depuis des décennies.

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