Le scandale autour de Poupette Kenza prend une tournure inattendue et explosive. L’influenceuse de 24 ans, dont la célébrité fulgurante semblait insouciante, avoue désormais avoir personnellement mandaté un homme de main pour récupérer 350 000 euros auprès de son ex-agente Caroline. Cet aveu bouleverse totalement la version initiale où elle accusait son mari d’être le commanditaire. La révélation, diffusée par son avocat Maître Jérémy Kalfon, dévoile un pan sombre et méconnu du monde des influenceurs, mêlant argent, pression psychologique et méthodes radicales.
Tout commence par un conflit financier : Kenza Benchrif, alias Poupette Kenza, accuse son ex-agente d’avoir détourné une somme colossale vers un compte aux États-Unis. Plutôt que de suivre les voies légales, l’influenceuse choisit la voie de l’intimidation. Selon son avocat, elle a accepté « l’offre de service » d’un individu choisi pour son physique imposant et l’effet de surprise qu’il pourrait créer, sans toutefois valider des menaces physiques directes ou indirectes. Rapidement, les méthodes dépassent les limites : confrontations à la sortie de l’école des enfants, menaces de mort et traceurs GPS sur le véhicule du couple. La panique s’installe, et le couple porte plainte en février, déclenchant une enquête qui met à jour l’ampleur de l’affaire.
Les preuves s’accumulent : l’analyse du téléphone de Kenza révèle 141 messages échangés avec l’homme de main, attestant son implication directe et contredisant sa version initiale. Mise en examen pour tentative d’extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs, elle passe quelques mois en détention provisoire avant d’être libérée sous contrôle judiciaire fin octobre. Sa vie personnelle se complique : enceinte de son troisième enfant, elle confie avoir été submergée par sa célébrité soudaine et avoir perdu le contact avec sa véritable personnalité. Dans une lettre au juge, elle explique la confusion entre son personnage public, amplifié par ses émotions et sa vraie identité.
Les zones d’ombre persistent, notamment autour du rôle de son mari, qui aurait conseillé de le désigner comme responsable par « sacrifice » si elle venait à être arrêtée. Cette stratégie soulève des questions sur la dynamique du couple et met en lumière la solitude et la fragilité émotionnelle de l’influenceuse face à l’ampleur des événements. Maître Kalfon souligne que la célébrité, tout comme dans le football, attire convoitises et pressions, et que sa cliente a agi sous un isolement et un mal-être évident.