Mercredi à Saint-Tropez, des centaines de personnes se sont rassemblées pour rendre un dernier hommage à Brigitte Bardot. Cependant, la cérémonie d’adieu à la légende, décédée le 28 décembre à l’âge de 91 ans, a pris une tournure politique. Le président français, notamment, s’en est trouvé profondément humilié. Mais il y a eu aussi des surprises : il semblerait que le fils unique de Bardot, qu’elle n’avait pas favorisé de son vivant et qu’elle avait même qualifié d’« indésirable », ait finalement pardonné à sa mère et assisté aux obsèques.
Pour commencer, le président français Emmanuel Macron n’a pas été invité aux obsèques. La famille de Bardot a refusé sa proposition d’organiser un hommage national, humiliant de fait le chef de l’État. La raison : l’hostilité notoire de Bardot envers le président.
En 2023, l’actrice avait qualifié Macron d’« être malveillant » pour son inaction en matière de protection animale, l’accusant de prendre un « plaisir sadique à la souffrance des humains et des animaux ». Elle lui avait reproché sa lâcheté et d’avoir transformé la France en une « décharge ».

Contrairement au président, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, assistait à la cérémonie. Elle a souligné être venue « en amie », pour exprimer son admiration pour une femme qui, à ses yeux, incarnait le véritable esprit de la France. Il est à noter que le veuf de Bardot, Bernard d’Ormale, avait été conseiller du père de Marine, Jean-Marie Le Pen.

Conformément aux souhaits de Brigitte, la cérémonie s’est déroulée « sans fioritures inutiles ». La dépouille de l’actrice a été transportée à l’église Notre-Dame de l’Assomption dans un cercueil en osier écologique orné de fleurs orange et jaunes. Une grande photographie de 1977, montrant une jeune Bardot posant avec un bébé phoque sur la banquise canadienne, était placée près de l’autel, avec l’inscription : « Merci, Brigitte ».
Au premier rang se trouvait le fils unique de Bardot, Nicolas-Jacques Charrier, âgé de 65 ans, venu spécialement de Norvège. Leur relation avait été tragique : dans ses mémoires, Bardot comparait la grossesse à « une tumeur qui me rongeait » et qualifiait la maternité de « malheur ». Ils avaient passé la majeure partie de leur vie séparés, mais s’étaient réconciliés ces dernières années.

Avant les obsèques, le veuf de la star, Bernard d’Ormale, a révélé la véritable cause du décès de Bardot. Il a déclaré que Brigitte avait subi deux interventions chirurgicales en raison d’un cancer. Dans sa jeunesse, l’actrice avait vaincu la maladie à deux reprises, mais la troisième fois lui fut fatale.