Le jour de notre mariage, un cercueil décoré d’un nœud est soudainement apparu.
Je n’oublierai jamais ce moment. Cela aurait dû être le plus beau jour de notre vie.
Tout était parfaitement organisé. La robe, la cérémonie en plein air, les fleurs suspendues, les rires, les larmes de bonheur. Le soleil était doucement illuminé par les invités, et mon cœur battait la chamade en descendant l’allée.
Mon futur mari m’attendait, excité, les yeux brillants.
Et soudain, au milieu de cette scène idyllique, l’inimaginable s’est produit.
Le bruit des roues sur le gravier interrompit la musique. Tous les regards se tournèrent vers le sentier menant à la clairière. Un homme en noir, que personne ne semblait connaître, poussait devant lui une longue charrette… sur laquelle reposait un cercueil.
Le cercueil est fait de bois clair, soigneusement poli, avec un énorme nœud blanc parfaitement noué sur le couvercle.
Un murmure d’incrédulité parcourut la foule. Quelqu’un se leva, quelqu’un rit nerveusement, pensant que c’était une mauvaise blague. Mais l’homme resta silencieux. Il avançait lentement, inexorablement, le regard figé, comme s’il exécutait un ordre.
« J’ai été choqué quand j’ai découvert de qui il venait et pourquoi il avait été envoyé. »

Il s’est arrêté juste devant l’autel, entre nous. Mon marié a essayé de dire quelque chose, mais sa voix s’est brisée.
Je tremblais, paralysé, incapable de quitter le cercueil des yeux. Puis l’homme sortit une enveloppe blanche et me la tendit. Au recto, mon nom était écrit d’une écriture que je reconnus immédiatement.
C’était l’écriture de ma sœur, disparue il y a trois ans.

J’ouvris la lettre en tremblant. Les mots étaient simples :
« Aujourd’hui est ton jour, mais n’oublie jamais celui que tu as trahi. »
Mon cœur est brisé. Ce cercueil… était une métaphore. Ou une menace. Ou peut-être quelque chose de bien pire.
Je ne me souviens plus de la fin de la cérémonie. Je sais seulement que le cercueil a été emporté, que l’homme a disparu et que, depuis, une ombre plane sur notre mariage.

Ce qui aurait dû être une promesse de bonheur s’est transformé en un mystère que je ne peux résoudre.
Et parfois, dans mes cauchemars, je vois ce nœud blanc se dénouer lentement…
…comme si quelque chose à l’intérieur voulait sortir.